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Le potager de Terre Mère

Ça pousse …

Rémy Lutgen a 30 ans, son grand-père lui  a donné le goût du jardinage dès ses premiers pas et a été source d’inspiration et d’amour de la Nature.

Il a fait des études d’agriculture : BAC Aménagement paysager, BTS en amélioration et conservation des semences, Licence en Biotechnologie Appliquée.
Mais sa conscience et son refus de soutenir les multinationales semencières l’ont amené à obtenir un Certificat de spécialisation en maraîchage biologique, suivi d’une première expérience d’ouvrier agricole en bio qui l’a convaincu de s’associer avec Flore Pivette, éleveuse de brebis et d’investir dans une ferme à Campagne sur Aude.
Là ils pratiquent l’agro-écologie en économie circulaire : le fumier des animaux nourrit la terre du maraicher, qui nourrissent les légumes qui nourrissent la bergère et le jardinier qui échange de la main d’œuvre pour cultiver entre les rangs du pré-verger et manger la viande et les fromages, c’est la ferme « Bêle Vie ».

En 2017 Rémy répond à l’appel à projet de la SCIC Terre Mère pour cultiver l’espace potager du magasin et produire pour celui-ci. Cette démarche correspond à son objectif de vie : nourrir les gens avec une agriculture bio, locale et vendue en circuit court ; accueillir et créer des ateliers pour les enfants des écoles de la HV.
Il garde un laboratoire créatif et d’expérimentation (système de plantation, variétés adaptées, fleurs, arbres, compostage) pour connaitre au mieux cette terre et transmettre ses savoirs. L’installation de serres permet d’élargir le calendrier de production.

Un contrat lie Rémy avec Terre Mère, qui engage à donner la priorité de la production au magasin, et a vendre le surplus sur les marchés ou dans d’autres boutiques et bien sûr aussi pour sa consommation personnelle. Il a été membre du Conseil de Bienveillance au sein du magasin pendant deux ans.

Rémy cherche à étendre encore la surface de culture, jusqu’à 10 hectares de terres maraîchères en bord d’Aude, avec électricité et arrosage, un bâti, et de terres de culture céréalière pour nourrir une future basse-cour (poules, canard, oies).
Il est prêt à accueillir tous déchets de cuisine, broyats de végétaux, tontes de gazon pour produire du compost.

Il souhaite continuer à développer un réseau de jardiniers et d’entraide pour les semis, plantation, repiquage, désherbage, récolte, compostage avec échange de main d’œuvre pour des paniers de légumes, graines, plans, terreau et aimerait acheter ou partager un broyeur, des serres, un système d’arrosage, un lieu de stockage, un meilleur tracteur et un 4×4 pour la ferme.